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Le blog du RTMC. Moto-club atypique (Raging Tamaloù Motor Club) basé en Périgord

Cathares et Catalogne... 07/2014

15 Juillet 2014, 21:25pm

Publié par Fred & LA

Vue depuis les ramparts vers l'ouest
Vue depuis les ramparts vers l'ouest

Virée de juillet 2014

Bonjour à tous. Comme promis, je vous sers un petit compte rendu de notre dernière virée, histoire de donner envie à ceux qui n’ont pas pu se libérer :

Notre rendez-vous était fixé à 8h00 à Boulazac, point de départ traditionnel de nos balades. Habituellement, lorsque l’on donne une heure précise, surtout en Périgord et surtout lorsqu’il s’agit de vacances, on s’attend à une certaine interprétation de l’horaire. He bien cette fois, j’en suis resté baba : à 8h00, les trois bécanes de Jeap, Steph et Domi ont fait entendre leur vocalises. Le dernier rentré dans la cour était là a 8h01. Mon vieux pote Bruno, que j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir après des années, n’en revenait pas. Comme il a dormi à la maison, tout était prêt de son coté aussi, ce qui nous a permis de décoller en avance sur l’horaire prévu.

Echauffement par Rouffignac, histoire de tester la troupe et vérifier si tout est bien arrimé, Sergeac, des coins que nous connaissons bien pour y venir souvent, et arrivée dans le fief de Pierre, à Montignac, qui part avec nous sur sa KTM toute neuve.

Un petit café, tout le monde se sent bien, la météo est de la partie, départ de toute la troupe en direction du sud pour assouvir un désir métaphysique profond : Avaler un cassoulet. Notre première étape sera donc Castelnaudary. C’est pas mal pour organiser finalement, quand les gars savent ce qu’ils veulent !!!!

Sarlat, Carlux, Payrac, les paysages de notre cher Périgord défilent, chacun trouve son rythme, je chante dans mon casque, ce qui est plutôt bon signe chez un râleur de mon espèce. Comme d’habitude, j’égare toute la troupe entre Carlux et Payrac. Je crois que je n’arriverai jamais à me souvenir du carrefour où l’on doit tourner, mais les étoiles nous ramènent bien vite sur le bon chemin, par des routes ou plutôt des chemin vicinaux goudronnés si étroits que l’on ne s’y croiserait pas à deux bécanes.

Payrac Rocamadour, superbe petite route pour ceux qui ne la connaissent pas encore ; Paulo s’excite un peu sur la poignée des gaz, juste histoire de ne pas s’endormir. Je le suis à mon rythme, un peu plus tranquille, un peu moins explosif, et lorsqu’au bout de quelques minutes à cette cadence « soutenue » nous nous arrêtons pour attendre les autres, qui roulent normalement, eux, nous voyons arriver aussitôt Pierre et sa KTM toute neuve. La vache, il n’a rien lâché le type, sauf la cavalerie dans les bouts droits histoire de nous recoller. Rien qu’à voir la banane qui barre son visage, on sait qu’il est content de son coup !!!

Dernière montée sur Rocamadour, nous sommes contraints de doubler des scouts en vélo, puis d’autres, et d’autres encore et encore. Pas possible, tous les scouts cyclistes de France se sont donné rendez-vous dans cette cote. Il en sort de partout, des gros tout rouges et qui soufflent, des sportifs qui doublent les autres, des petits teigneux qui essayent de suivre, des grands maigres sur des petits vélos, des qui rigolent, d’autre concentrés, des filles, des gars, des trucs indéterminés, les voitures balais avec leurs remorques. Il y en a sur les bas-côtés, dans les carrefours, dans les buissons, en grappes, en file indienne, en groupes, en solitaire, sur des vélos de course, des VTT, des vélos de ville, des minivélos, des vélos pliants. Une invasion de scouts, un fleuve de scouts, une fourmilière de scouts en migration. On s’attend à en voir tomber du ciel, s’écraser sur le parebrise, se coller sur nos dents, s’agglutiner en masses compactes sur la route.

Il y en a tant que nous faisons une pause à l’entrée de Rocamadour, histoire de les laisser passer. Une demi-heure après, bien que le flot ne soit pas encore tari, nous levons l’ancre.

Carlucet, Labastide Murat, la D 32, D677, D32 de nouveau D10, D653, superbe balade à travers le causse du Quercy. Elles sont toutes jolies et typiques, agréables et viroleuses. Il ne faut pas hésiter à les suivre jusqu’au bout de nulle part. Puis revenir par une autre, et rayer sur la carte celles que l’on connait déjà, comme on le fait avec une liste de courses…

Déjeuner à Saint Géry. Puis de nouveau les causses, par Bach, version complètement déserte cette fois avec le camp militaire de Caylus, quasiment abandonné faute de militaires. A peine si les bâtiments sont entretenus, mais les routes y sont taillées pour les porte chars, d’une largeur et d’une rectitude surréalistes dans cet environnement.

Caylus, la D19, passage éclair par Saint Antonin Noble Val, qui vaut à lui seul le voyage avec les gorges de l’Aveyron, Graulhet, Lautrec, Castres, je laisse faire le GPS qui nous emmène par le chemin le plus court. La route ici est une bonne surprise, beaucoup moins ennuyeuse que par l’alternative Albi. On pourrait même dire que par endroits elle est jolie, si nous étions moins difficiles…Beaucoup de portions droites, pas mal de circulation viennent diminuer sa note globale, mais dans l’ensemble, pour un trajet de liaison, c’est plutôt agréable.

Et puis, après Castres et une pause hydratation, nous attaquons la traversée de la Montagne Noire par la D56 (Depuis Labruguière) Retenez bien ce N° de route si vous passez par là-bas : D56.

Une merveille de route de montagne, viroleuse, humide, fraîche, qui sent bon le sous bois et les champignons et qui vous emmènera au sommet de la Montagne au travers de forêts magiques. Le contraste est saisissant entre la plaine surpeuplée et ce doigt du massif central qui a des airs de Canada. Naturellement, Paulo attaque la montée en lâchant les chevaux, j’essaye de suivre un peu, mais une belle glissade sur du mouillé me calme rapidement. Après un monument aux morts déprimant, je repars en dernier…et paume la troupe. Cela tombe bien, vu que c’est moi qui ai fait l’itinéraire et dispose du GPS !! Je roule lentement, espérant les retrouver au bord de la route, comme c’est généralement le cas dans ces circonstances, mais ils ont disparu. Evanouis, invisibles, téléportés. Je fais le tour du lac de Laprade, m’arrête demander à un Béhèmiste de passage si …etc.., et finis par les retrouver assez loin de l’itinéraire initial, sagement posés à un carrefour. Pas grave, on va faire des bornes en plus mais cela nous permettra de découvrir des petites routes à mousse à la limite de la piste, large comme un guidon et demi, taillées à flanc de montagne, précipice d’un côté falaise de l’autre, qui nous emmènent sur le versant sud. Un dernier regret avec le village de Saissac, encore un médiéval qui semble valoir le détour, et arrivée à Castelnaudary. Hôtel du Canal, neuf ou presque, des garages fermés pour les motos, quatre garages, six motos par box, des chambres confortables, un accueil pro, buffet petit dej, 23EUR par personne, rien à redire.

Sortie le soir pour assouvir les besoins de la troupe en cassoulet. Tout le monde est rincé par ma faute car j’ai mal calculé la longueur de l’étape, et moi qui insiste habituellement pour ne pas dépasser 250 Kms par jour dans le massif central, nous en avons fait…450. Bon, au deuxième apéritif, plus personne n’y pense, et Steph nous épate tous en finissant les cassoulets de tous ceux qui n’en ont pas eu le courage, manière de ne pas gâcher. Belle preuve d’abnégation et de ténacité, merci Steph !

JOUR 2

Départ sous la pluie, tout le monde se déguise en scaphandrier, jaune vif pour Steph, et nous attaquons la traversée monotone de la plaine entre Massif Central et Corbières. Pour les deux jours qui arrivent, c’est Paulo qui guide. A cet effet, il nous a fabriqué pour chacun des petites merveilles de road books cartonnés/plastifiés à fixer sur nos réservoirs qui ont dû lui demander beaucoup de temps et de patience. A Limoux, premier arrêt pour régler la pédale de frein de la KTM, trop haute, et que Pierre ne cesse d’accrocher avec son pied, donnant l’impression de freiner sans arrêt. Je reste ensuite en arrière histoire de décompresser un peu et de suivre sans me poser de questions, quand soudain nous quittons la route principale pour une secondaire à gauche, D70 puis D54 qui escalade les contreforts des Pyrénées dans un enchevêtrement de virages, en direction d’Allet les bains et du col de Lespinas. La pluie cesse progressivement, remplacée par une brume clairsemée qui donne au paysage des airs fantasmagoriques.

Jean Paul vous a par ailleurs transmis le détail des routes, je vais vous parler uniquement des sensations et des rencontres, car comme dit l’autre, ce grand philosophe si connu, voyager sans faire de rencontres, c’est juste se déplacer.

Au village de Arques, premier arrêt pour un peu de repos, retrait des vêtements de pluie, et tournée de chocolat. Nous y rencontrons des Belges venus faire le rallye de Catalogne en voitures de collection, magnifiquement restaurées. Leur défilé dans le village nous retarde un peu, mais la qualité du travail de restauration est telle que nous ne pouvons nous empêcher de les admirer sous tous les angles. Quant aux Belges, ils nous assurent être très contents d’avoir découvert ce petit bistrot de campagne. Mais manifestement, vue leur haleine, ils doivent savoir les chercher, avoir leurs coins, car ce n’est pas le premier qu’ils trouvent aujourd’hui !!!!

Arques, la D613 plein est, de multiples virages nous permettent de découvrir Pont d’Orbieu par le col du Paradis (tout un programme) Auriac, le premier des châteaux Cathares, accueillis par des chiens hargneux et pouilleux. Dans la descente vers Soulatgé (autre programme !) par la D 212le soleil fait son apparition, chassant les nuages et c’est en sa compagnie que nous découvrons Cucugnan , oui oui, celui du curé, Peyrepertuse (du bas ) et Quéribus (du bas, puis du haut, puis encore du bas). La végétation a changé très vite, devenant méditerranéenne, maquis, arbustes, sol calcaire et parfum de thym et de romarin. Le point de vue d’en haut de Quéribus est bluffant entre la mer, les Pyrénées, les vignobles, et la montée au château, pas si difficile que cela. Après cette visite si attendue, nous nous apprêtons à reprendre la route lorsque survient le seul incident regrettable de la virée : en voulant remonter sur sa moto, Pierre s’appuie sur la béquille, comme nous faisons tous, quand sa KTM roule pardessus la béquille et tombe sur le pilote (et accessoirement sur ma bécane, mais sans dégâts). Incroyable, sur une bécane à 15000 EUR, ils ne sont pas foutus de concevoir une béquille stable et sécurisée chez KTM. Et apparemment le défaut est connu puisque le modèle (1190 Adventure) à déjà été rappelé pour cela, mais sans succès. A se demander ce qui se passerait si le problème était encore plus grave. Seraient-ils au moins capable de le comprendre ? On est en droit de se le demander chez des gens qui sont incompétents au point de ne pas maitriser la conception où le remodelage d’ une simple béquille latérale…

Déjeuner en plein vent à Saint Paul de Fenouillet, traversée inopinée des Gorges de Galamus, très belles mais très courtes ( et très fréquentées !!). Paulo ne souhaitait pas que nous les traversions car cela prend du temps à cause des feux régulant la circulation, mais je ne comprends rien et nous nous engageons le long de la route (fort belle au demeurant) ; « les autres », ceux qui ont compris, essayent de nous rejoindre, la circulation se trouve paralysée à la suite d’une panne d’une voiture de collection, bref après un beau méli-mélo et pas mal de temps perdu, nous reprenons la route plein sud à travers les montagnes. D7 jusqu’à Sournia, puis D 619 et le Col de Roque Jalère. Arrêt à Prades pour une petite douceur. La troupe se sépare en deux, les quatre plus fatigués, dont moi, prennent la nationale pour Font Romeu, Bruno et Jeap choisissent un itinéraire plus long et sinueux par les gorges de l’Aude. Notre portion, par la nationale 116, est splendide, mais la densité de la circulation gâche vraiment la fête. Arrivée à 19H00 à l’appartement que nous a prêté un ami, après quelques tâtonnements, 20H00 pour les deux irréductibles.

Repas estival (fondue savoyarde) dans un restau tenu par une Malgache, les souvenirs s’échangent par gros paquets avec Domi, qui connait l’ile. Le repas est un peu gâché par un passant qui vient nous annoncer qu’une des motos est parterre. Naturellement, il s’agit de la KTM et sa p…. de béquille qui dépasse à peine l’axe de la moto, donc le centre de gravité. Cette fois il y a des dégâts : protège poignet cassé, pare-brise tordu, fourche vrillée, réservoir griffé. Merci Monsieur KTM !!!!

Retour à l’appart pour une nuit dans une ambiance potache, six mecs dans un appart prévu pour six, faut pas marcher n’importe où sous peine d’écraser un bout de quelqu’un….

Jour 3

Grand beau frais au matin, tout le monde se réveille à l’aube dans une ambiance de fin du monde due…..aux effets du cassoulet de l’avant-veille !! Bon, après quelques concours culturels et passionnants, tout le monde est douché et habillé. Nous réparons la moto de Pierre à grand coups de colliers Rilsan et d’improvisation, et ….nous nous retrouvons à deux avec Jeap pour nettoyer l’appart !! Cool les mecs, en fait on aurait dû leur dire que ce n’était pas un hôtel, mais nous pensions que cela était évident ! Les moteurs tournent déjà que nous nous battons encore avec les éponges et les produits nettoyants. On finit par leur demander de couper les contacts car tout ne brille pas encore, ce qu’ils daignent faire, mais tout juste si on ne se fait pas engueuler en plus, parce qu’on traîne..

Petit déjeuner dans Font Romeu, chez un pâtissier qui possède une 1200 GS, et direction l’Espagne. Traversée rapide de l’enclave de Llivia, ce confetti du traité des Pyrénées qui pose en France une ville espagnole gérée depuis l’Espagne par les autorités ad hoc, et tout de suite direction Puigcerda puis le col de Toses, célébrissime pour ses 23 Kms de montée et autant de descente, enchaînant les virages avec un revêtement très correct, dans un paysage purement Pyrénéen alternant forêts et pâtures. Les motards viennent de toute la France et l’Espagne pour le grimper (et le descendre) et certain ne font vraiment pas dans la dentelle. Nous croisons dans la descente un groupe de motards espagnols habillés en chevaliers de circuit, cravachant jusqu’au rupteur des bécanes dont on n’a pas le temps de distinguer ni le type, ni la marque, ni même la couleur, mais dont pas une ne tourne en dessous de 10000 tours. Impressionnant. Je guette les réactions de Jean Paul, craignant un dérapage et une déconnection neuronale, mais il reste sage, sans doute encore embrumé par notre nuit médiocre.

Premier arrêt et premier café à Ribes de Fraser. Au redémarrage les deux pilotes d’automatiques échangent leurs bécanes et c’est comme cela que je retrouve mon pauvre Bruno sur le bord de la route, l’air d’un Caliméro qui aurait perdu sa coquille, ne pouvant démarrer la Mana !!!???.

Une passe magnétique plus tard, le petit twin s’ébroue et vogue la galère. Je ne saurai jamais l’explication de ce refus de la part de Mana, elle d’habitude si docile.

Dès que cela est possible nous prenons un cap à l’ouest, vers Gardolia et Campdevagnol par la D402. Et là, mes amis, bien que nous ayons vu de belles choses jusque-là, nous montons d’un cran dans la qualité et la beauté de l’environnement. Désormais on peut vraiment parler de paysages à couper le souffle. Je sais, le terme est passablement galvaudé, tous les paysages étant désormais, à notre époque de surenchère permanente, à couper le souffle. Mais j’ai beau chercher un autre qualificatif, je ne trouve pas. On gardera donc le souffle (vraiment) coupé pour regarder autour de nous. Une petite route incroyablement tortueuse, au revêtement impeccable signé subventions européennes, des montagnes de part et d’autre, boisées d’essences diverses (non, pas du SP95 ou autre 98, des essences de bois : pins, chênes..) donnant des tons de verts très doux et variés, des sommets très loin et très hauts, pas de village, à part un petit tous les trente Kms, une chaleur acceptable. Une merveille de région à découvrir d’urgence.

Les virages s’enchaînent, les villages aussi. Berga, Gosol, Tuxient, Adraen. A Berga nous tournons un peu car une manifestation de marcheurs venus de toute l’Espagne pour un de ces pèlerinages en masses compactes dont ils ont le secret perturbe le sens de l’orientation de Paulo. Déjeuner à Tuxient dans une auberge…espagnole qui nous sert des spécialités en sauce qui arrivent à caler même Steph..

Enfin descente sur la Seu D’urgell, ville au sud d’Andorre et fin de la partie avec des routes désertes et des petits villages compactés sur leur piton. Traversée rocambolesque de la Seu par un Paulo qui prépare son coup depuis des mois, des ruelles étroites et pavées, au point que je finis par me demander si cela va déboucher quelque part….Mais l’artiste est fort, et tout se passe bien.

Nous attaquons de grandes routes larges aux courbes tentatrices, N 260 d’abord, puis C 147 mais par chance il pleut un peu et le sol frais et humide tempère les ardeurs de certains. J’échange le GS contre la Crosstourer de Bruno, et je découvre un autre monde. Lui aussi d’ailleurs, qui me la rend en urgence et un peu paniqué au bout de dix minutes. C’est dingue ce que les bécanes ont fait comme progrès en quinze ans !! (la GS date de 99).

Paulo se perd dans le paysage, mais grâce à sa prévoyance nous savons exactement où aller, il suffit de suivre le Road Book. Pour ceux qui ont compris comment fonctionne ce truc. Sinon en rentrant les noms des villages dans super Tom, cela marche aussi très bien. Sort, Llavorsi, Esterri, la route est toujours aussi large, les virages toujours aussi beaux et tentants, mais cela monte, monte monte, les méandres se resserrent, un col apparaît au loin, la haut très haut, et de derrière un camping-car Batave surgit notre lutin agile sur sa Mana. Qui bien sûr nous double comme un furieux dans les derniers virages de la montée du col de la Bonaigue(port de la Bonaigua). Et tout soudain apparaissent des télésièges, nous sommes arrivés à Baqueira, les montagnes alentour sont somptueuses, la vue exceptionnelle, la route semble accrochée aux nuages et nous voilà à L’hôtel Parador de Arties.

Bon, un Parador, hôtellerie exceptionnelle pour clôturer une journée exceptionnelle, cela tombe sous le sens et tout le monde est ravi de l’idée de Paulo. Douche, repos bref car il est déjà 18H30, et bar à tapas. Un peu de tapas, beaucoup de tapas, des tapas à la folie, les boissons qui vont avec et dodo de bonne heure avec dans l’idée de regarder un bout de la finale de la CM. Mais le match est ch… à mourir et nous dormons avant de savoir qui est l’heureux élu.

JOUR 4

Dernier jour.

Après un méga petit dej’, car en bons Périgourdins nous tenons à amortir le prix de la chambre, nous sortons les bécanes du garage et route pour Vielha et la France. A peine démarrés, nous perdons Paulo une première fois, sans doute parti suivre une des nombreuses idées qui traversent régulièrement son âme de poète….

Essence en ville, retour de l’équipage Mana, après quelques kilomètres nous attaquons le col du Portillon. Sympathique montée dans les sapins et les frênes sur une route malheureusement gravillonnée de frais, arrêt paysage à mi pente, la descente s’effectue en France.

Premier arrêt à Luchon pour un café et dernière discussion d’itinéraire. Le problème est que de Lannemezan à Auch, il y a 50 Kms de ligne droite et que personne n’a envie de se les avaler. Nous décidons donc de faire de l’est vers Montauban puis de remonter par la N20.

Mais avant cela, je tiens à faire découvrir deux perles des Pyrénées, les vallées d’Oueil et de la Barousse. Des routes étroites, peu de monde, des paysages sauvages tout en restant de dimensions humaines, deux merveilles des Pyrénées qui s’enchainent par le Port de Balès ; un revêtement de bonne qualité pour cause de TDF il y a peu, des pentes abruptes et boisées, un parfum de sous-bois humides et quelques passages canadiens. Par moment on se croirait perdu au fin fond de la Colombie Britannique.. sauf que c’est plus court et que l’on en sort rapidement !

En très peu de temps, nous laissons le Piémont Pyrénéen derrière nous pour nous retrouver parmi les champs et les bosquets du Gers. Bruno le Bordelais nous quitte ici pour rentre directement par l’autoroute. Moins grandiose, mais encore sympathique, les kilomètres s’enchaînent sous un soleil agréable. Bien sûr, au bout de peu, la troupe commence à avoir faim, et nous nous mettons à la recherche d’un snack, histoire de ne pas se charger trop ni perdre trop de temps avant le marathon final. Incroyable ce qu’il peut être difficile de trouver un endroit où manger rapidement dans un département rural du Sud Ouest. Surtout un WE du 14 juillet, on s’attendrait au contraire à ce que tout le monde soit ouvert pour accueillir le touriste. Hé bien non ! les rares ouverts sont gastronomiques, et le seul affichant ouvertement sa qualité de snack…refuse de nous recevoir et nous redirige vers le Mac Do le plus proche, a l’Isle Jourdain !!

Une fois avalées nos saloperies franco-américaines, nous reprenons la route, non sans un ballet de motos égarées au sein de la zone industrielle entourant le « resto ».

Conduire devient pénible, nous sommes proche de l’agglomération Toulousaine, et à mesure que nous progressons, apparaissent de plus en plus de caravanes, camping-cars, voitures surchargées. Nous avons encore perdu Paulo, qui semble avoir de plus en plus de mal à rester au sein du groupe.

Soudain, à quelques kilomètres de Montauban, apparaissent les panneaux bleus indiquant la proximité de l’autoroute. Il fait chaud, je suis fatigué, je sais que deux heures de galère sur cette voie me ramèneront à la maison, je décide de laisser la troupe ici et de prendre cet axe. Je m’arrête sur le bas coté pour leur dire au revoir et leur souhaiter bonne route, mais en même temps que je leur annonce ma décision, ils sautent de joie à cette idée !!

A ce moment réapparaît notre lutin agile, qui se cachait soigneusement derrière une caravane XXXL

Nous repartons aussitôt pour le sprint final, Paulo suit sans trop savoir ce que nous allons faire. Je le surveille dans mon rétro, connaissant l’animal et son aversion pour les quatre voies, et effectivement au premier rond point, lorsque nous suivons les panneaux bleus, je le vois faire un tour de plus et disparaître à l’horizon. Cette fois je sais que nous ne le reverrons plus, adieu Paulo, tu fus un bon guide et un bon camarade, que les dieux de la route te soient favorables, snifff……..

Autoroute. Tous les ceusses qui ont emprunté ce machin en moto savent ce que cela signifie : se faire secouer comme un prunier par les turbulences des voitures, des camions, de la moto, surveiller devant ceux qui freinent sans raison, surveiller derrière ceux qui doublent sans faire attention et risquent se rabattre sur la moto et ce qu’il y a dessus, rouler plus vite que les voitures pour éviter cette éventualité tout en pistant les radars. Un pur bonheur, épuisant et, malgré les bouchons d’oreilles, très désagréable pour l’ouie.

Arrêt essence et casse-croute sur l’aire des jardins du causse, Domi secoue la station car le mec des pompes voulait lui faire payer plus qu’affiché, petite escroquerie (habituelle ?) inadmissible, et de nouveau la machine à laver à quatre voies. Je crois que je vais remonter mon pare-brise, au moins je n’aurai plus ce genre de problème !!

Arrivée à 17H00 sans autre incident, crevés mais satisfaits, à recommencer l’an prochain pour une autre destination. Pourquoi pas les Bardénas , l’Aragon et le pays basque français cette fois ?

Amitiés à tous, Fred

Cathares et Catalogne... 07/2014
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