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Le blog du RTMC. Moto-club atypique (Raging Tamaloù Motor Club) basé en Périgord

Ariège 2015

29 Septembre 2015, 20:42pm

Publié par JeaP

Ariège 2015

VOYAGE RTMC JUILLET 2015

Bonjour à tous.

Comme chaque année, le RTMC a organisé un voyage de quelques jours durant le week-end du 14 juillet. Cette année, le club avait proposé de se diriger vers les Pyrénées. Après les appels à participation lancée au mois de janvier février, le quota de participants (six) était rapidement atteint, et nous nous retrouvions donc, l’élite de la crème de la quintessence du RTMC pour préparer l’itinéraire. Dans un premier temps, nous pensions faire un tour au sud des Pyrénées, du côté espagnol, et découvrir le désert des Bardénas. Malheureusement, cette option s’étant avérée trop longue, nous avons dû raccourcir les étapes et revoir nos prétentions à la baisse pour un voyage de quatre jours..

C’est ainsi que, après des échanges de mails et quelques rencontres pour affiner nos points de vue à propos de cet itinéraire, nous nous retrouvions la semaine précédant le départ à cinq vieux motards blanchis sous le harnais, rhumatisants, presbytes, durs d’oreille, mais toujours aussi décidés et motivés.

Cinq seulement parce qu’au dernier moment notre vieil ami Paulo, compagnon de toutes les virées, n’a pas pu se libérer de son travail.

Photos en fin de page...

Vendredi soir 10 juillet :

Je termine assez tard une journée particulièrement chargée. La fatigue accentuée par la chaleur des derniers jours et l’excitation du départ pèsent sur ma fin de journée. Mon vieux copain Bruno, venu dormir à la maison pour éviter de faire la route Bordeaux Périgueux de très bonne heure le samedi, arrive à la maison pratiquement en même temps que moi, aux environs de 20h30. Excellent petit repas préparé par Laurence, accompagné d’un Côte Rôtie offert par un confrère, très bonne entrée en matière.

Samedi 11 juillet :

Le rendez-vous est fixé à huit heures à la maison, car la première journée est une longue étape qui va nous permettre de rallier les Pyrénées. De ce fait, à 7h50, Domi et Stéphane arrivent, montés sur leurs fiers destriers équipés de bagages dans tous les sens, sacoches de réservoir, sacoches latérales, sacoches de selle etc..

Fin prêts pour les quatre jours de vadrouille à venir.

Afin de gagner du temps pour le départ du matin, j’ai laissé ma moto dehors, ainsi que celle de Bruno, et naturellement il a plu, les deux seuls petits millimètres d’eau du mois de juillet sont tombés cette nuit-là. Rien de grave mais nous sommes obligés de sécher les sièges et de nous assurer que rien n’est trempé à l’intérieur des bagages. Mais ceci ne nous retarde pas, et à huit heures pétantes les quatre premiers décollent de Périgueux.

Route sans histoire jusqu’à Montignac, où nous récupérons Pierre, qui est toujours en train de se demander ce qu’il va prendre comme vêtements et comme affaires annexes, pour décider au dernier moment de se charger ou plutôt de charger les autres en répartissant ses vêtements dans les sacoches de ceux quien sont équipés. Nouveau départ de Montignac à 8h45, comme prévu, jusque-là tout baigne. Montignac, Sarlat, SaintPompon, et la merveilleuse petite route entre Saint pompon et Villefranche du Périgord (D 57 ), qui passe par Besse, et qui donne l’impression qu’elle va se diluer au fin fond du Périgord pour ne plus jamais nous permettre d’en ressortir, à force de se rétrécir à mesure que l’on avance.

Villefranche, Fumel, nous demandons à Saint TomTom de nous y amener par le chemin le plus rapide, et il nous fait découvrir des routes dont on ne soupçonne même pas l’existence lorsqu’on passe à côté, tout en nous faisant effectivement gagner un temps considérable par rapport à la route nationale que l’on aurait normalement choisie si nous n’avions eu que des cartes routières à notre disposition.

Arrivés à Fumel nous choisissons un itinéraire plutôt rapide qui va nous permettre de traverser le Lot-et-Garonne et le Gers en perdant le moins de temps possible, car nous devons être le soir même à Saint-Girons où l’hôtel est réservé. Par chance, et malgré que nous soyons un week-end de grand départ, il n’y a absolument personne sur les axes secondaires, et les routes quasiment droites du Gers nous permettre de tenir une moyenne plus qu’honorable, que l’ordinateur de bord de la GS de Stéphane nous annoncera comme étant proches de 90 km/h sur la totalité du parcours, de Périgueux à Saint-Gaudens.

Repas de midi à Mauvezin, la troupe est affamée, nous tombons sur un petit restaurant sympathique et bon marché qui nous permet de reprendre quelques forces. Redécollage à 14 heures pile, toujours pour les mêmes raisons, descente plein Sud à un rythme soutenu jusqu’à traverser le petit village de Samatan. Comme je m’arrête pour examiner la carte routière afin de repérer les prochains changements de direction, surgissent près de nous un couple de bipèdes des cavernes très bien déguisés en fausses peaux de bêtes, avec massue gonflable, perruques hirsutes, et maquillage de compétition. La nana, dont la tunique recouvre à peine l’élastique de la culotte, m’explique qu’ils sont en train d’enterrer leur vie qui de garçon, qui de fille, et qu’une des épreuves imposées par leurs amis, que nous apercevons attablés et braillards à la terrasse d’un café dans le lointain, une de ces épreuves donc consiste à se faire amener par nous en moto jusqu’à la terrasse du café. Après quelques hésitations dues à l’absence de casque de la demoiselle, j’accède à sa demande et finis par la déposer devant la terrasse du bistrot, sous les vivats de la foule avinée. Pierre dépose son futur mari de Cro-Magnon, et je repars dans la direction que j’ai enfin trouvée. Nous attendons Domi un petit moment au niveau d’un arrêt de stop, et ne le voyant pas revenir nous retournons sur nos pas pour le retrouver……… en grande discussion avec la tante et la cousine de sa femme ! ! ! Sacré Domi il a donc des connaissances tout autour de la terre.

De Samatan à Saint-Gaudens, nous empruntons la D3 la D 23 qui nous donnent un avant-goût plutôt agréable des routes pyrénéennes, avec de jolies courbes, des paysages qui s’élèvent progressivement, peu de circulation et des villages sympathiques. Arrivés à Saint-Gaudens Pierre se porte à ma hauteur pour me signaler que le voyant d’huile de sa moto s’est allumé. Ou plutôt, puisqu’il s’agit d’une de ces bécanes modernes qui ne savent plus rien faire sans ordinateur et qui sont munies de capteurs dans tous les coins, l’ordinateur de bord de sa moto vient de lui signaler qu’il devait s’arrêter parce que le niveau d’huile de sa moto est insuffisant. Renseignements pris il s’avère qu’à la suite d’un quiproquo, Pierre n’a pas jugé utile d’amener sa moto pour la révision des 5000 km puisqu’elle n’avait que 3000 km, et que du coup il est parti sans contrôler quoi que ce soit. Nous finissons par trouver le seul magasin de motos ouverts en ville, avec de la chance car il commence à se faire tard et le week-end du 14 juillet approche à grands pas. Heureusement le garagiste dispose de l’huile nécessaire à lubrifier la KTM et nous pouvons reprendre notre route le cœur léger.

Après bien sûr que Pierre ait demandé à l’un d’entre nous de bien vouloir prendre le litre huile qu’il vient d’acheter. Nous attaquons franchement les Pyrénées par Aspet et le col du portet d’Aspet. Route probablement magnifique, mais refaite récemment elle comporte de nombreux passages gravillonnés, et les quelques nuages qui nous ont accompagné durant toute notre périple, avec parfois quelques gouttes de pluie, se sont accumulées sur les sommets et nous circulerons presque dans le brouillard par moments. Enfin au terme de cette longue et fatigante étape, arrivée à Saint-Girons dans un hôtel trois étoiles, qui les méritait certainement il y a 30 ans mais sur lesquels je serais un peu plus réservé en 2015. Rien de grave nous passons quand même une nuit réparatrice après avoir tiré au sort lequel d’entre nous aller dormir seul, et quels seraient les couples.

Repas du soir chez un vietnamien typique de ces montagnes ariégeoises, aucun des restaurants que nous avons rencontrés n’ayant pu nous accepter, ou ne nous ayant inspiré la moindre confiance. La petite visite dans Saint-Girons est assez déprimante, étant donné que ce village fait partie de ces petites villes des piémonts pyrénéen qui ont vu disparaître leurs industries, leurs administrations, et enfin leurs agriculteurs. Il ne reste que des maisons vides, des retraités et quelques pizzerias( et un vietnamien)………….

Dimanche 12 juillet 2015

Tout le monde s’est levé d’assez bonne heure, et nous attaquons désormais les étapes tranquilles de notre périple, celles au cours desquelles nous prenons le temps de nous arrêter, de flâner, de visiter de papoter... Même si je sais que certains trouvent que ce n’est jamais suffisant.

Comme nous attaquons des zones de montagne assez désertiques, nous décidons tous de faire un plein de nos engins afin de ne pas avoir de mauvaise surprise de ce côté-là. La météo s’annonce magnifique, ce serait dommage de finir une étape en poussant une moto. Nous partons tous à la recherche d’une pompe lorsque de Domi, réalisant soudain qu’il n’a pas d’argent, s’arrête au distributeur de monnaie pour tirer quelques billets afin de passer la journée. Pas grave il nous rattrapera plus tard. Quelques centaines de mètres plus loin nous nous arrêtons de faire de l’essence et en remplissant nos réservoirs nous voyons passer Domi au loin, qui semble très pressé…. De nous retrouver peut-être ! Toujours est-il que je saute sur ma moto pour le récupérer avant qu’il ne fasse le tour du patelin en rouspétant. Je finis par le retrouver au détour du boulevard local, alors qu’il attaque son deuxième tour de la ville. Je le ramène vers les autres et comme convenu nous prenons la direction du village de Massat. Nous attaquons tranquillement la petite route bucolique qui longe la rivière et qui doit nous amener à ce village lorsque Domi se porte à ma hauteur et me fait comprendre avec force gestes que dans toutes ces péripéties, il n’a toujours pas eu le temps de faire le plein de sa moto. Arrêt général, je décide donc de le raccompagner jusqu’aux pompes pendant que le reste de la troupe va aller prendre un café à Massat et nous attendre là-bas. Le plein de la Yamaha complété, nous reprenons la route Saint-GironsMassat, une merveille de petite route de montagne qui longe une rivière à l’eau si pure que les pêcheurs se succèdent quasiment sans interruption. A moins que ce jour-là il n’y ait eu un concours sur lâcher de truites d’élevages, mais dans le doute je préfère croire la première version.

Arrivé àMassat, un café et nous prenons la route D 18 en direction deVicdessos. Elle monte dans les montagnes ariégeoises, en laissant à droite et à gauche des habitations dont on devine la tranquillité, tellement loin de l’agitation urbaine qu’elles donnent envie de tout plaquer pour venir y vivre. Après quelques centaines de mètres nous rencontrons un camping-car que nous doublons sans trop de difficultés puis, quelques centaines de mètres plus loin un deuxième camping-car, puis un troisième, un quatrième, un cinquième….Arrivés sur le plateau, au moment où la route monte un petit peu moins et où les alpages font leur apparition, chaque surface plate le long de la route est occupé par un camping-car :des courts, des longs, des petits, des gros, des moyens. Il y en a partout, à croire que le nid local vient d’être crevé par quelque géant et qu’ils s’en sont tous échappés… des enfants courent partout, des campings caristes plutôt obèses, du moins ventripotent sont attablés devant leur engin rutilant, les moindres parkings sont couverts par ces machins-là, cela donne vraiment l’impression que la moitié des possesseurs de camping-car de France se sont données rendez-vous pour venir pourrir ce petit coin des Pyrénées qui seraient si jolies sans leurs merdouilles. Arrivés au col du port de Liers nous nous arrêtons, au milieu de nombreux camping-car donc et nous découvrons alors que, comme nous le soupçonnions depuis quelque temps, tous ces gens-là attendent le tour de France qui doit passer ici le 16 juillet…………. C’est-à-dire dans cinq jours !!! Celui qui nous explique cela, est un habitant de Saint Astier qui se trouve sur place depuis quelques jours déjà, ce qui va lui permettre de passer 10 jours poser dans la montagne sans rien faire en attendant le passage du tour. Je suis assez perplexe devant ce genre de comportement mais comme disait l’autre, chacun son truc.

Descente du col tranquille, mais néanmoins l’arrière-garde de la troupe est talonnée par un fou furieux en side-car qui essaye de doubler les uns après les autres sans se rappeler que son engin est plus large qu’une moto, manquant de se renverser plusieurs fois. Une fois au fond de la vallée, direction Ax les thermes, en passant par Les Cabannes. Au niveau de ce petit village, Bruno m’a fait remarquer l’existence une petite route qui semble prometteuse et qui se dirige vers le barrage de Riette. Nous l’empruntons donc et nous voilà partis pour 18 km de montée à travers la montagne par une petite route si étroite qu’à un moment donné nous devrons nous arrêter pour laisser descendre les voitures, et qui se termine au niveau d’un lac de barrage, merveille des merveilles enclavées dans les montagnes ariégeoises. La différence d’altitude étend importante il fait nettement plus frais en haut qu’au niveau de la route ce qui nous permet de respirer quelque peu. Descente dans les mêmes conditions que la montée, par la même route, debout sur les repose pieds en ce qui me concerne étant donné l’état du revêtement, pour arriver aux Cabannes où nous trouvons un petit restaurant qui accepte de nous servir malgré l’heure tardive.

Départ à 14h30 versAx les thermes, puis nous empruntons la D 25 en direction du port de Pailhères pour ce qui restera sans doute la plus belle route du périple avec la montée du col, les gorges de L’Aguzon et les gorges de Saint-Georges. Passage par Axa, puis Quillan, et enfin arrivé au château desDucs de Joyeuse, château du 15e/ 16 eme siècle qui est transformé en hôtel plus ou moins de luxe mais dont la situation, entre la caserne des pompiers, le terrain de rugby, et au milieu des habitations à loyer modéré, gâche complètement l’aspect intérieur. Des chambres petites et sans climatisation, des salles de bains tout juste acceptables, bref rien qui puisse justifier le prix demandé. Repas du soir non pas à l’hôtel car nous en avons été expulsés du fait du feu d’artifice à venir, mais dans le seul autre restaurant à 10 km alentours, qui se révèle être extrêmement convivial et de bonne qualité.

Nous souhaitons nous coucher relativement tôt, mais les réjouissances locales nous obligent à regarder le feu d’artifice jusqu’à la fin avant que les autorités ne nous autorisent à regagner le château après avoir acquis la certitude que celui-ci n’est pas en train de brûler.

Lundi 13 Juillet

Après une nuit médiocre dans une chambre trop petite et surchauffée, nous nous retrouvons de très bonne heure pour un petit-déjeuner de grande qualité et nous partons aussitôt plein nord en direction de la Montagne Noire. Quelques kilomètres après Couiza, de manière à éviter les grands axes, nous obliquons sur la D 70 directions Missègre puis Labastide en Val, Pradelles, autant de petits hameaux perdus dans la montagne, desservis par une route à peine plus large que nos motos, au cœur de la région la moins peuplée d’Europe. Les petites routes s’enchaînent, et Monsieur Tom Tom se montre encore une fois extraordinaire pour nous dénicher au bon moment la bifurcation que nous n’aurions probablement pas vue sans son aide. Seul bémol pour cette matinée, les routes ont été refaites récemment et une belle épaisseur de gravillons les décore par endroits, ce qui me vaudra une énorme chaleur dans un virage, quand je réussirai me rattraper seulement sur l’herbe du bas-côté, juste avant de sauter dans le pré quelques mètres plus bas. Nous ne roulons vraiment pas vite, mais il y a quand même de quoi casser du matos………

Nous traversons la vallée de l’Aude au niveau de Trêbes afin d’éviter Carcassonne. Nous profitons de la taille du patelin pour faire le plein d’essence, après avoir tourné un bon moment pour trouver la station qui dispose de super SP 98, le SP 95 n’étant pas censé convenir à certaines motos récentes………….

Ensuite nous prenons la D 112 en direction de Cabrespine ce qui nous permet par une succession de virages, mais cette fois sur une route plus large, d’accéder à l’émetteur du pic de Nore, d’où la vue s’étend de la Méditerranée jusqu’aux confins du Gers. Repas à Cabrespine et départ en direction de l’étape du soir, Fraïsse sur Agout. La troupe commence à être fatiguée entre la canicule et les nuits médiocres et nous devons nous arrêter pour nous reposer au bord de la route pendant une petite demi-heure en attendant que la chaleur commence à se dissiper, malgré que l’altitude (800 à 900 m environ) rafraîchisse l’atmosphère. Après cette sieste réparatrice, nous décidons d’aller visiter le site de Minerve, merveille géologique du Nord de l’Hérault, qui se trouve pratiquement sur notre route. Encore une fois, le TomTom fait des miracles nous trouver un itinéraire d’accès incroyable. Il nous fait enchaîner sur une trentaine de kilomètres, des petits chemins à peine goudronnés, passer dans des cours de ferme, pour finir sur une stupéfiante route de crête complètement droite, ce qui surprend particulièrement après tous ces virages, et qui sert coupe-feu, donc et entretenue de part et d’autre sur une vingtaine de mètres. Nous avons soudain l’impression de rouler sur une autoroute au milieu d’un terrain de golf. Arrivé à Minerve, la chaleur nous tombe dessus avec d’autant plus d’entrain, que nous sommes redescendus à 200 m environ au-dessus du niveau de la mer, et que les parois en calcaire réverbèrent la lumière du soleil. Mais le site est joli, et après avoir trouvé un endroit pour se garer, chose peu évidente vu le nombre de panneaux interdiction de stationner qui jalonnent la route autour du patelin, nous finissons par descendre de nos montures pour aller visiter. Pour cette fois, la géologie est beaucoup plus intéressante que l’anthropologie, et le village, bien que mignonet, ne présente pas beaucoup d’intérêt. Nous y restons d’ailleurs peu de temps, juste assez pour avaler un Perrier bien frais, avant de reprendre la route vers le nord. Cette route nous fait emprunter pendant quelques kilomètres (23 exactement) la départementale 907 qui permet de rallier la métropole de Saint Pons de Thomières.

23 km de pur bonheur, une route large, au revêtement parfait, en montée quasi permanente, où les grandes courbes s’enchaînent les unes après les autres, et avec une circulation quasiment nulle du fait de la canicule. Un régal, 23 km de sensations pures, pendant lesquelles je ne cesserai de penser à ce qu’aurait fait notre ami Jean-Paul s’il avait découvert ce circuit de formule un en accès libre. Nous serons tous laissés sur place, les uns après les autres, par un ovni en combinaison blanche, monté sur une bécane dont je n’ai même pas le temps de voir la marque ni même la couleur, qui nous dépassera dans le hurlement de ses au moins quatre cylindres au rupteur, pour disparaître à l’horizon à une vitesse proche de celle du son. Le trajet de Saint Pons à Fraisse sur Agout se fait par la D 169, jolie petite départementale qui progresse sur les plateaux du sud du Massif central entre forêts de sapins et lacs de retenue, on se croirait par endroits au Canada. Arrivé à Fraisse nous logeons à l’auberge locale, seul hébergement que nous ayons pu trouver à des kilomètres à la ronde. Cette fois la qualité de l’hébergement est tout à fait correct par rapport au prix. Nous disposons de deux chambres doubles et d’une simple, en réalité chambre d’enfants pourvue de lits superposés assez courts et qui échoie à Pierre. Lequel se sent un peu à l’étroit avec son quintal et son mètre presque quatre-vingt-dix dans les lits de gosse, et le fait savoir.

Bon, redistribution des plumards et puis tout baigne.

Cette fois, la formule de restauration éveille les sens, bouscule les papilles, fait saliver les plus gourmands, puisqu’il s’agit de buffet à volonté, couvert de plats meilleurs les uns que les autres. Et particulièrement adaptés à la canicule qui règne ces jours-ci sur la France : tripes, viandes rôties avec leurs sauces, légumes en sauce, fromage du pays et d’ailleurs, fondants, crémeux, gouteux, odorants (surtout avec la chaleur) et pour certains fuyants. Desserts maison présentés sur une table avec des recoins, des étagères…. A voir la manière dont certains regardent cet accumoncèlement de victuailles délicates et nourrissantes, on devine que l’on n’est pas loin de leur conception du paradis terrestre !!!

Comme c’est la dernière soirée que nous passons ensemble, nous en profitons pour refaire la vidéo de la virée à l’apéritif, qui dure proportionnellement à l’absence d’animation locale, et nous moquer gentiment de Domi en lui faisant croire que son épouse (et la mienne ! ! !) qui dînent ensemble avec des copines, ont invité deschipendales pour agrémenter leur soirée.

Excellent repas, pantagruélique pour certains, copieux pour les autres, et dodo bien après la majorité des autres pensionnaires de l’établissement, à l’heure déraisonnable de 23H00…

Mardi 14 juillet :

Réveil un peu pâteux, mais tout le monde se retrouve pour se promener le long de la petite rivière (l’Agout) qui coule au milieu du village, petit déjeuner puis nous chargeons les motos pour la dernière fois afin de prendre la route du retour.

Direction plein nord pour faire le tour du lac du Laouzat, puis, toujours par ces belles petites routes du massif central, Saint-Cernin sur Rance où Bruno nous quitte pour rejoindre son domicile bordelais.

De Saint-Cernin à Requista notre guide satellisé nous fait emprunter la D 10, une merveille de petite route qui nous permet de découvrir des paysages magnifiques, et sur laquelle nous n’étions jamais passés auparavant. À partir de Réquista, nous rejoignons les grands axes, fréquentés, en pleine chaleur. Déjeuner à l’ombre des platanes à Villefranche-de-Rouergue, puis retour par Cahors, Goujounac et Villefranche du Périgord. La chaleur est toujours forte, la troupe de moins en moins fraîche, le sens de l’orientation diminue, l’humeur se dégrade, les erreurs de pilotage basiques apparaissent, nous finissons à vitesse modérée, mais sans problème.

Encore une belle virée qui nous a permis de partager de merveilleux moments d’amitié et de motos. L’an prochain nous tenterons une autre formule, c’est-à-dire nous rendre dans un hébergement de qualité, sans doute une chambre d’hôtes exceptionnelle, nous y poserons nos valises pour trois ou quatre jours afin de découvrir la région alentour en étoile. Merci à tous ceux qui m’ont aidé et qui ont participé, à l’année prochaine...

Ps.: Si vous souhaitez les photos en "Full", contactez JeaP...

Ariège 2015
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