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Le blog du RTMC. Moto-club atypique (Raging Tamaloù Motor Club) basé en Périgord

Cap Ferret 01--> 04 mai 2009

, 21:57pm

Après une saison de ski plus formidable, au cours de laquelle les sensations de glisse, toujours aussi délicieuse, nous firent oublier un peu les motos, il nous tardait de recommencer nos promenades avec les membres du RTMC.

Un appel fut lancé afin de savoir  qui était intéressé par une virée au bord de la mer, histoire de changer un peu du Massif central. C'est ainsi que le noyau dur du RTMC et se retrouva ce mercredi 1er mai à Boulazac afin de partir à l'aventure sur les routes  hostiles de la Charente profonde puis celle encore pires, puisque parfaitement inconnues, de la Charente-Maritime. Le rendez-vous était fixé à 8:30 afin de partir aussitôt et c’est donc le coeur léger, après quelques cafés et tergiversations diverses, que décollames de la maison aux alentours de 10:00. La météo, menaçante les jours précédents, allait en s'améliorant, et bien que nous ayons pris la précaution de garder à portée de main tout le matériel de pluie, dès le début il nous sembla que cela ne serait pas nécessaire.

 

Nous décidâmes de tracer à travers la forêt de la Double, 1 premier arrêt carte. Mais ou sommes nous donccette partie méconnue du Périgord et si bien décrite par Eugène le Roy dans son roman « l'ennemi de la mort » les petites routes de cette forêt sont toujours oscillé merveilleuse, et je dirais que leur pouvoir mystique est équivalent à celui de la forêt de Brocéliande. À tel point que nous ne fûmes même pas surpris de découvrir une bande de Belges arrêtés en plein milieu de la route, gesticulant tant et plus, à la recherche de la direction salvatrice qui les ramènerait vers la civilisation. Toujours serviable, Paulo les insulta copieusement afin de leur faire prendre conscience que le stationnement au milieu d'une petite route ouverte aux motos peut être extrêmement dangereux. (Non mais ! des fois...)

Après la forêt la double se trouve une portion de route assez désagréable, qui traverse quasi en ligne droite les vallons à céréales de la Charente. Inquiets à l’idée de nous retrouver en territoire hostile, entouré d'individus aux moeurs au moins bizarres, parfois hostiles, toujours imprévisibles, nous résolument d'utiliser la bonne vieille technique de dissimulation dite : "De la poignée dans le coin".

C'est ainsi qu'à 12:00 on se retrouva autour de la table d'un bon petit restaurant du bord de la Gironde, dans une ambiance ma foi fort sympathique pour des indigènes aussi lointains.

À la reprise, nous longeons les falaises qui mènent à Royan là où, nous devions faire l'expérience des expériences !... Une grande première, le truc qui marque une vie de petits bouseux périgourdins comme nous : A savoir, prendre le bateau en moto. Ou si vous préférez mettre le couteau sur un bateau. Ou sur un bac. Enfin bref, traverser une grande étendue d'eau avec les motos.

Le phare au nord de l'estuaire de la gironde

Nous survécûmes. A notre grande surprise le bateau ne coula pas, les moutons étaient toujours dans la soute à l'arrivée et, l'étranger de l'autre bord -le port sud de l'estuaire- parlait français, et nous a accueillir plutôt favorablement. À l'exception du feu tricolore de travaux postés juste à la sortie du bac, qui occasionnait à peu près 2:00 de retenue. Bien sûr en moto on ne nous la joue pas ! Mais je dois reconnaître que les automobilistes devaient pester pas mal...

 

 

 

En roulant, une vue des lignes droites du Médoc

S'ensuivit alors une route bizarre que l'on pourrait décrire de la manière suivante : Des pins à droite, des pins à gauche, du sable partout, et au milieu un ruban goudronné rectiligne, peu fréquenté, se dirigeant plein sud.

Vers 17:00 nous étions arrivés au Cap Ferret, sains et saufs, des moustiques plein les dents...

 

D'autres photos à visionner dans l'album "Cap Ferret" ci-joint...