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Le blog du RTMC. Moto-club atypique (Raging Tamaloù Motor Club) basé en Périgord

Championnat de France d’Enduro à Peyrat le Château, les 08 et 09 septembre

, 04:32am

Publié par JeaP

  Les ingrédients étaient réunis : Un remplaçant pour moi au magasin, le beau temps installé sur la région et l’avant-dernière manche du Championnat de France d’Enduro à Peyrat le Château. Tout permettait donc de valider le week-end prévu en Limousin. Le rendez-vous était fixé à 14h00 à Cantillac,

Fidèle à ses habitudes, Sergueï et sa valeureuse VERSYS -toutes sacoches dehors et munie d’une batterie neuve depuis la Montagne noire …- sont déjà sur place lorsque j’arrive à la maison. La mine réjouie -comme d’habitude- l’ineffable Roule-Propre est prêt à prendre la route ! Le temps que je me prépare, c’est au tour de Kick’Toph de nous rejoindre. Le Flat Bavarois entame la montée vers Puybertro dans une mélodie d’AMI 8 sur les Watts !? Et je suis en train d’enfiler mon pantalon lorsque Jean-Paul rejoint la troupe devant la maison avec Pegase toujours disposée à en découdre malgré la décennie de bons et loyaux services du mono Austro-Italien dans des mains pas toujours… respectueuses !

Comme une troupe d’ados qui partent en vadrouille, les lascars ne tarissent pas d’idées pour se chambrer les uns les autres et les blagues à deux balles fusent, le tout sous le regard attendri et amusé de La Caloute qui se demande quand ces grands gosses finiront par devenir adultes…

Une curieuse odeur d’oignon frit m’interpelle… Dans le doute, et connaissant les loustics, je fais le tour de Mana pour m’assurer que l’un d’eux n’a pas eu la bonne idée d’insérer à mon insu un oignon sur une sortie d’échappement. Visiblement rien !? Je verrai bien plus tard… Le cinquième larron prévu -Franck et son Big 800 DR-  ne nous rejoignant que le lendemain à Peyrat, tout le monde est là, le soleil brille et la température approche les 30°, il faut décoller.

 

C’est le début d’un itinéraire qui nous mènera du Périgord Vert au Lac de Vassivière via Champagnac de belair, Villars, St. Jean de Côle, Thiviers, Jumilhac-le-grand, forcément ! Comment se rendre en Limousin sans rendre hommage à ce monument historique motard qu’est la D78 dans sa partie longeant l’Isle encore « gros ruisseau », qui baignera plus en aval Périgueux ?... Cette portion de plus de 12 KM n’est qu’une succession de courbes toutes plus techniques les unes que les autres où le mot « pilotage » prend tout son sens ! Quel bonheur…

Après Jumilhac et son château Jumilhac-le-Grandoù se rassemble un club de coupé FIAT, la route vers St. Priest-les-fougères nous appelle de ses superbes courbes et leur revêtement parfait ! Assez rare en Dordogne pour être souligné !!! Juste avant La Coquille, une route à droite  amène à Bussière Galand par une succession de virages allant d’un lac à l’autre entre deux tourbières. Dans ce Joli port de pêche, le super est -encore- à ?… 2,13 Francs/Litre !!! Oui oui, vous avez bien lu, le prix est encore annoncé en Francs !? Essence à 2 balles...Malgré mes demandes insistantes, la (vieille) dame et son (vieux) mari -sans doute à la retraite depuis le temps où le carburant était à ces prix indécents- refusent de remplir mon réservoir de ce précieux liquide si bon-marché… Cette plaisanterie digérée, la route reprend vers l’Est par un itinéraire qui nous a évité les ennuyeuses lignes droites présentes entre Jumilhac et St. Yrieix-la-Perche … C’est l’occasion de croiser bon nombre de voitures bariolées et bruyantes en pleines « recos » pour le rallye du lendemain autour de cette capitale régionale du Kaolin.

La liaison jusqu’à Châteauneuf-la-forêt ne mérite guère de détails si ce n’est une petite blague de ma part qui consiste à prendre un poil d’avance pour me cacher et laisser passer la troupe, dans l’unique but de fondre dessus par derrière (le Fellaga !!!) et surprendre tout le monde. Ce qui, au moment ou je pique au freinage ceux qui me croient devant, entraîne automatiquement la réflexion : « Mais, d’où y sort ce con !?... »… Ca m’amuse toujours beaucoup ! D’autant que là, caché derrière un bus de tourisme arrêté sur le bas-côté,  j’ai vu passer Jean-Paul, suivi comme son ombre par Kick’Toph, qui essoraient la poignée pour me recoller… Levrier-noir.jpgCe dernier sur la BM « à Toc », dans le pur style du célèbre CRS du Joe Bar Team « Levrier Noir » et sa J.B.T. Interceptor, en mission de rattrapage d’un délinquant routier !...

A Eymoutiers, « arrêt terrasse » Eymoutiers, arrêt terrasse... pour se réhydrater et décider de la suite à donner au périple avant de rejoindre notre hébergement. Après établissement du plan de vol et ravito essence des titines, nous filons vers Peyrat via la superbe D940 qu’on trouve entre les deux villages. Des successions de  courbes pousse-au-crime comme on les aime ! Pas trop rapides mais où les angles pris sont... Intéressants ! Hmmm, revêtement parfait, virages sublimes, pas de trafic gênant, pneus et pilotes chauds, bref… du pur bonheur. Arrivé à Peyrat, un rapide tour du parc où les pilotes ne sont pas encore rentrés, tout occupés qu’ils sont à terminer leur première journée d'Enduro dans les profondes forêts Limousines.

 

Nous prenons ensuite la direction du lac. Mais il ne faudra pas trop perdre de temps, ce soir on est attendus pour dîner à l’Hôtel « le Verrou » dans le village de Nedde, charmant endroit où la cuisine et l’accueil sont d’un excellent niveau et où les motos dormiront dans une grange fermée. Peinards quoi ! C’est ce que nous pensions du moins…

 

On prend la direction du lac par une nouvelle superbe succession de virages sur un revêtement de rêve ! (Ils n’en seraient pas à leur deuxième président de la république ces Limousins ??? M’est avis que ça doit aider non ?...) Arrivés à Auphelle, on entreprend le contournement du lac par la gauche et franchissons les deux (petits) barrages qui assurent la retenue d’eau artificielle de 1100 Ha depuis 1956. A environ 5Km, une piste à droite suivie d’un chemin largement carrossable par nos machines de Route,La plage 3 nous mène à la plage sauvage espérée. On se pose pour la baignade et après la séance de déshabillage motard (pas évidente dans le sable,La plage d’ailleurs Kick’Toph râle…) tout le monde en maillots et hop ! Au bouillon.

La température extérieure plus que correcte tranche avec la vivifiante fraîcheur de l’eau du lac. C’est que nous approchons les 800 m d’altitude alors forcément, les nuits réduisent bien le réchauffement de l’eau !... Certes, pas vraiment « froide » mais… faut y rentrer !

Ce que Jean-Paul et moi faisons rapidement non sans quelques hésitations au moment de tremper « le Matos »…

A peine quelques brasses effectuées, que le reste de la troupe est en train de rentrer dans l’eau à son tour. C’est ce moment que choisi le pauvre Sergueï -qui n’a même pas eu le temps de tremper les genoux-  pour marcher sur un tesson de bouteille de bière sournoisement tourné vers le haut ! Je le vois claudiquant sortir de l’eau en se tenant le pied. Instantanément nous comprenons que ça risque être sérieux, le gaillard n’étant pas d’un naturel très douillet, une telle grimace n’est pas bon signe. D’ailleurs, la plage se teinte instantanément de rouge comme lorsqu’on tue les baleines !!! Nous sortons tous pour constater les dégâts et aider Serge. La coupure d’environ 4 cm est nette et profonde. Pas de doute, il va falloir trouver un toubib ! Entre temps je déniche le tesson assassin et l’évacue dans une cavité rocheuse pour qu’il ne blesse plus personne.

 

 Rappel des conditions : Nous sommes à moto, avec un blessé sur les bras, à l’extrémité d’un chemin au milieu de nulle-part, samedi soir 19h30, en plein Limousin et à une heure de route de toute grande ville…

Bonne fin de journée en perspective !

L’appel à l’hôtel pour récupérer les N° de tél des médecins de campagne susceptibles de recoudre sans trop rechigner ne donne rien. « Pas de garde » ou « en vacances ». La plage Cool, la solution s’oriente décidément vers le CHU le plus proche qui est à… Limoges ! Soit 50 Km, Super !

Et puis, l’excellente idée de l’un de nous qui propose de voir à Peyrat sur le Parc Coureurs si une éventuelle « assistance médicale » ne pourrait prendre les choses en main. On panse le pied de Sergueï au mieux (Lingettes pour cul de bébé+scotch Américain feront l’affaire…) et une fois la botte enfilée, direction Peyrat. Et là, débute l’épisode marquant du WE, il vaut son pesant de cacahuètes et n’est pas sans me rappeler le : « Râlez pas je vous construis des souvenirs !! » de Pierre -alias « Le Baron »- narré dans un précédent compte rendu écrit par Fred ?... J’vous raconte :

On arrive donc sur la place principale de Peyrat le Ch. totalement occupée pour l’occasion par les mobil-homes, tentes d’expo des diverses marques de motos d’Enduro et accessoires spécialisés, mais aussi de bon nombre d’Enduristes et de leurs assistances, discutant de la première journée écoulée. Les deux autres compères s’occupent de Sergueï tandis que je me mets en quête des toubibs salvateurs… Et malgré mes recherches, pas moyen de localiser une tente ou un véhicule médical. J’opte donc pour le QG de l’organisation et leur demande où on peut trouver une éventuelle Assistance Médicale. C’est sans problème qu’ils m’indiquent : « Là, juste derrière le barnum des sandwiches et boissons du club, vous trouverez les docs dépêchés sur place pour l’occasion… »

Effectivement, juste après avoir contourné l’immense tente de la Bouffe et de la Bière, je découvre un fourgon tout ce qu’il y a de plus classique, sur lequel il est difficile de discerner le caducée de «l’Assistance Médicale » tant il est perdu au milieu des autres -grands- autocollants IPONE, MICHELIN, HONDA, etc !!!  C’est ça les toubibs ?… Parce que comme ça, au premier abord…. Pas évident !? Fourgon de l'Assistance Médicale

Faut dire, les occupants du fourgon et ceux qui gravitent autour sont tous en tenue moto, poussiéreux et... déjà en train de couper le saucisson de l’apéro !? Quant à l’aspect général du « soi-disant » véhicule de secours, il nous laisse tous sans voix… Effectivement, trainent ça et là des poubelles contenant les déchets de ravito, des papiers imbibés d’huile de méca, des filtres à air, des casques, des pièces diverses, des démonte-pneus et autres outils, etc. … Mais pas vraiment d’endroit où se poser pour une auscultation ! En m’approchant je découvre malgré tout à l’intérieur, un « vrai » toubib penché sur le genou ultra enflé d’un coureur, signe de la fin de la compète pour lui. Ce toubib lui, n’est pas encore à l’apéro... Je l’aborde et lui explique rapidement ma demande. L’annonce d’un nouveau patient (dont nous prenons un malin plaisir à entretenir l’idée qu’il soit Russe, ça servira pour après…)  ne l’enchante pas et la vue de notre pansement de fortune lui fait dire « c’est quoi ces Roumains ? Vous vous êtes blessés en volant du cuivre ou quoi ? » L'entaille dans la plante de pied du Sergueï...

Suite à quoi, il se résout à examiner la plaie et -avec notre insistance- se plie à recoudre sur place. Sans oublier de faire prendre des photos du pied pansé «à l’arrache» de Sergueï à ses collègues, comme souvenir ou plus sûrement, pour étayer son reportage FB entre praticiens. Histoire de rigoler un peu…

Ouf ! En tout cas on n’aura pas à passer la nuit au CHU…

Le Sergueï se retrouve allongé sur une table de fortune Le Ruskov Sergueï sur sa table de fortune...dépliée à l’extérieur du fourgon, prêt à être recousu.

A sa demande, j’assiste non sans fierté le « Couturier » en arrosant la plaie de Bétadine et en maintenant le champ stérile.

Par précaution, je plaque fermement la jambe du Russe, on sait jamais, il pourrait bouger un peu ! Surtout que le toubib me glisse doucement « bof, trois piqures anesthésiantes pour trois points, ça ne vaut pas le coup ?». Tandis que Sergueï réclame mollement l’anesthésie, je réponds discrètement au toubib que notre Ruskof de service, habitué à la dure, ne se plaindra pas…

T’as qu’à croire ! Une vraie chochotte ! à gémir et remuer à chaque percement de l’aiguille ! Des plaintes hésitantes, entre cri/râle/rire/soupir… qui vont jusqu’à attirer deux passantes ! Du coup, l’une d’entre elles lui apporte du soutient pendant que sa copine prend une photo !... Enfin, suite à ma remarque, vu que la plaie baillait encore un peu, le toubib réalise un quatrième point. Sans réel accord « spontané » du patient il va s’en dire !!! Mais ce dernier s’en sort dignement avec juste de légers cris. Vient la pose du pansement final et voilà le héro Le pied de Sergueï en cours d'intervention...du jour qui se relève dignement et met sa botte sans broncher, prêt à reprendre à route. Un Héro j’vous dis !

Cet épisode Folklo ne nous aura coûté -que- 9 bières (le nombre de toubibs/motards et leurs assistants, comment les reconnaître en tenue d’Enduriste !?) et un essai de Mana par l’un d’eux qui n’en revient pas de l’agrément de conduite procuré par le variateur. A la suite de quoi il devient vexant, prétendant que « cette moto irait bien à sa femme qui ne sait pas très bien conduire »… Le C... !?

Il est l’heure, on file à l’hôtel où nous sommes attendus pour le repas.

  Le dîner se déroule de façon parfaite autour d’excellents plats (Julia est une très bonne cuisinière…) et d’une bonne bouteille. Normal.

A la suite de quoi il faut dormir. Demain sera un autre jour. Et tout ne va pas si mal…Le coucher est forcément agrémenté de quelques petites farces, comme celle d’arroser Christophe dans sa douche avec un grand verre d’eau froide… Toujours plaisant ! Et du brassage du blessé afin de ne pas le laisser s’endormir trop calmement.  C’est qu’il faut bien lui faire payer le temps qu’on a été obligé de consacrer à son « sauvetage »…

Samedi 09/09

  Le lever vers 7h30 est également un peu animé puisque Jean-Paul m’aide à sortir nos acolytes du sommeil un peu moins naturellement qu’ils l’auraient souhaité… Sergueï n’est pas trop à l’aise et la nuit passée sur sa blessure révèle une douleur assez importante. Il ne marchera pas aussi bien qu’il l’avait prévu. Après le petit Déj, je lui donne deux Dafalgan Codéïnés pour qu’il puisse supporter sa botte plus sereinement et nous accompagner un peu. Départ vers Peyrat où l’on retrouve le Grand, Frank et son Big DR sur la place.

Une terrasse providentielle au soleil nous appelle pour le kawa matinal. Cette formalitée passée, une fois de plus à se chambrer joyeusement (le Grand en a ramassé mais en a distribué ausi...) et hop ! Direction la Spéciale 3, voir «comment ça envoie entre les banderoles»...

IMG-20120909-01137

  A la vue du passage des premiers -les meilleurs- il est clair que le niveau est relevé ! Ca roule très fort et Propre !!! Faut dire, dans les trois catégories, les leaders sont d’ores et déjà titrés une course avant la fin du Championnat.... DU MONDE !!!IMG-20120909-01140

Pour une fois que les Français excellent dans une discipline !? Il est dommage que ça ne soit pas plus divulgué sur les médias sportifs hexagonaux…

Après une heure passée à prendre la poussière sous le soleil qui commence à devenir mordant, nous décidons de filer vers une grimpette -à l’ombre- dont les forêts Limousines ont le secret. C’est le moment que Sergueï choisi pour nous fausser compagnie en raison de la douleur qui augmente et que nous comprenons aisément. De plus, la chaleur qui commence à régner n’arrange pas les choses. Il repart donc -souffrant et tout seul- vers Px. mais nous sommes confiants, le lascar assure…

 

Le lieu où nous nous rendons est perdu au milieu d’une forêt de « Douglas » qui comporte une espèce de saignée verticale (taillée par les Engins de débardage et "entretenue" par le passage des motos...) partant du bas de la colline tout droit jusqu’en haut, garnie de pierres, rochers, racines et de poussière ! Nous arrivons alors que les derniers « tous-bons » franchissent la difficulté. A entendre les moteurs, ça n’a pas l’air de se passer tout seul… Grimpette 2

Le temps de gravir la sévère pente à pied jusqu’au deuxième tiers, voilà les premiers « Elites » qui arrivent avec leurs 125 !!! 

Pauvres bougres, ils leur faut tout le bagage technique accumulé en cours de championnat pour réussir à gravir à-peu-près bien cette Grimpette dont ils se souviendront certainement longtemps… Et la puissance de 125 -pourtant gorgées de chevaux- semble limite ! Après quelques passages, on décide de rallier Peyrat pour déjeuner.

Une fois n’est pas coutume, ce sera menu Sandwichs+frites+bière+café.

 

Pas mal… pris à l’ombre en racontant nos vieux exploits, le moment est agréable…

Le Hic, c’est qu’au moment de repartir je m’aperçois que le pneu Ar. de Mana est à plat… Heureusement, Kick’toph, « le prévoyant », avait une bombe de réparation ! Celle que j’ai normalement toujours dans mon coffre mais là… Non !

C’est super ces bombes ! En deux minutes le pneu est non-seulement réparé, mais regonflé. Ca fonctionne super bien. Et ça tient !!!

 

Nous remontons une fois vers le lac par la sublime route habituelle et la troupe (ce qu'il en reste du moins...) s’arrête au dessus d’une belle plage herbeuse pour que Christophe ne râle pas à cause du sable…

Et c’est parti pour une bonne baignade en faisant cette fois ci attention à ne pas trouver un autre bout de verre ravageur…

Avec Jean-Paul, on tente l’Aller/Retour vers une bouée située à plus de 500m de la plage. Bonne tirée… La Plage !

En train de nous reposer accrochés à la bouée, un bateau à moteur vient nous demander si tout allait bien ? Nous leur répondons qu’il n’y a pas de souci, ce à quoi ils nous préviennent du passage prochain d’une régate. Vu la distance à laquelle se trouvent les premiers, on sera loin lorsqu’ils croiseront la bouée ! De retour à la plage, on informe Christophe du passage prochain d'une régate. Ce à quoi -fidèle à son humour- il nous répond : « Une régate ? C’est quoi une régate ? Ça baise une régate » ?... » Forcément, je me marre comme une baleine de cette réplique…

 

              De retour sur la terre ferme, le soleil est le bienvenu pour nous réchauffer car l’eau est assez fraiche et après plus d’une demi-heure de nage, je commençais à grelotter. Il est 17h00, arrive le temps du retour. On reprend nos « Habits de lumière » et zou, remontons sur les motos pour le retour maison

Plutôt que de reprendre la même route qu’à l’aller, je guide mes acolytes vers le Mont Gargan, où de superbes hêtres jalonnent une allée qui monte à un point de vue magnifique. Egalement Haut-lieu de la Résistance et où une règne atmosphère spéciale… Superbe hêtre

Nous passons quelques minutes à contempler le paysage et entamons le vrai retour.

Mon allure devient de moins en moins soutenue et je ne peux suivre le rythme du « Grand » sur son DR car je « sens » plus du tout la moto. Je m’arrête pour vérifier si je ne suis pas (encore) percé mais non, c’est simplement la gomme de mon pneu en fin de vie qui se délite totalement.

Il reste pourtant plus de cent bornes à s’envoyer. Et pas que du droit !?...

Nous continuons sur Jumilhac mais je laisse partir la troupe, incapable de rester collé à eux. Ca glissouille trop ! Un dernier rassemblement entre nous au carrefour de la 21 à Thiviers, où on constate que mon Pirelli Dragon Super Corsa est définitivement HSPirelli DIABLO Super-Corsa et chacun rentre chez soi gentiment, avec le souvenir d’un bon, que dis-je, d’un excellent WE.

Et je terminerai en paraphrasant Fred par une ligne qui -je trouve- clôture bien le récit :

« Encore une belle virée, que tous ceux qui n’étaient pas des nôtres s’en mordent les doigts jusqu’au sang !!! »

JeaP